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Rétro 1992 : mon plan d'aménagement de la place Saint-Louis de Versailles
Par
Philippe CACHAU
Le 31/08/2023
Voici le plan d’aménagement de la place Saint-Louis de Versailles que j’avais composé en 1992 en collaboration avec un jeune étudiant de l’École d’Architecture de Versailles.
Petit rappel historique : À la fin des années 1980, la municipalité d’André Damien envisagea le réaménagement de la place de la cathédrale en supprimant le parking en surface qui existait alors.
Le plan proposé par la Ville, confié à Jean-Claude Rochette, architecte des Monuments historiques, entendait disposer des parterres de broderies sur les placettes latérales de l’édifice tandis que le reste de la place était entièrement minéral.
Cet aménagement me parut incongru car il n’y eut jamais au XVIIIe siècle de tels motifs à ces endroits et ce d’autant qu’ils étaient réservés aux jardins et donc inenvisageables dans un espace urbain comme celui qui nous concerne.
Je conçus donc un projet basé sur des éléments plus authentiques esthétiquement :
1°) Pour le chevet de la cathédrale, je repris l’aménagement du jardin de l’évêché proposé par Robert de Cotte, Premier architecte du Roi, dans ses divers projets pour l’église Saint-Louis au début des années 1720.
2°) Pour les arbres des places latérales, qui étaient alors en boule ou informe, je repris la taille en rideau visible en maints endroits de Versailles : Grand Canal, Jardin français de Trianon, Boulevards du Roi et de la Reine.
Plutôt que l’espace en terre battue que l’on voit aujourd’hui, je disposais au centre un espace vert composé d’un gazon entouré de fleurs à gauche, motif que j’inversais, à droite, par souci de diversité et d’originalité.
3°) S’agissant de la place centrale, je m’inspirais de la place de la Santissima Annunziata à Florence dont la place Saint-Louis reprenait le schéma, rare pour une place française, à savoir : une église en fond de place avec rue axiale en perspective. Afin de conférer fraicheur et animation visuelle à cet espace pour le moins aride, je proposais l’installation de fontaines sur le modèle de celles de la place des Vosges à Paris, disposées symétriquement comme sur la place florentine.
4°) Le centre de la place était agrémenté d’un labyrinthe en évocation des labyrinthes des cathédrales gothiques. Le motif à la grecque se voulait un clin d’œil au goût néo-grec naissant lors de l’achèvement de l’église Saint-Louis en 1754, son style rocaille l’ayant fait paraître alors démodée.
5°) Le reste de la place alternait pavés de grès et espaces dallés pour l’installation de terrasses de café ou tout autre animation, plus agréables aux pieds que le pavé actuel. J'envisageais alors l'installation provisoire de kiosques pour marchands de glace avec menues terrasses durant la saison estivale.
De toutes ces propositions, la municipalité n’agréa que la taille en rideau, ce dont j’étais assez satisfais car il s’agissait d’un élément significatif dans la perception générale du monument et de son environnement.
À l’heure du changement climatique et de la végétalisation des espaces urbains, ce projet reprend toute son actualité : l’aménagement du chevet de la cathédrale en jardin valoriserait ce secteur ingrat de l’édifice, contribuerait à sa restauration et satisferait bien des habitants du quartier Saint-Louis où les espaces verts sont rares.
Les fontaines de la place serviraient au rafraichissement et au spectacle des habitants, comme des visiteurs de la cathédrale, qui pourraient s’y désaltérer.
Des idées à méditer.
Philippe Cachau, 31 août 2023
Articles Chantilly et Villandry en ligne, août 2023
Par
Philippe CACHAU
Le 26/08/2023
Mansart de Sagonne à Versailles, Versailles + mai-juin 2023
Par
Philippe CACHAU
Le 11/07/2023
Découvrez dans Versailles + de mai-juin 2023, le dernier volet des Mansart à Versailles à travers l'oeuvre de Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778).
Désormais, il n'y a pas que Jules Hardouin-Mansart à Versailles aux XVIIe- XVIIIe siècles !
À lire ici :
Mansart de Sagonne à Versailles, Versailles +, mai-juin-2023, p.26-27 pdf
Architectes et Bâtiments, identifications 2011-2023
Par
Philippe CACHAU
Le 18/06/2023
Outre les Mansart, objet de mes études depuis plus de 30 ans, mes recherches archivistiques m’ont conduit depuis une douzaine d’années à rendre divers bâtiments à des architectes méconnus jusqu'ici.
Voici la liste de ces identifications avec les dates et publications correspondantes :
Gabriel-Auguste Ancelet (1829-1895)
Résidence impériale d'Arteaga (Espagne, 2023)9
Louis Gallois (1827-1893)
Château du Petit-Thouars (Indre-et-Loire, 2021)7
Château de Sonnay (Indre-et-Loire, 2021)7
Pierre-Marie-Arsène Lafargue (1852-1931)
Château du Petit-Thouars (Indre-et-Loire, 2021)7
Pierre Meusnier (1711-1781)
-Palais du Commerce de Tours (2004)1 et 6
-Château des Ormes, pavillons d'entrée, pavillons latéraux et ailes en retour (2011)2
-Abbaye de Fontevraud, Logis Bourbon (2011)2 et 6
-Château de Grillemont, logis et ailes en retour XVIIIe, communs XVIIIe (2019)5
Nicolas Pineau (1684-1754)
-Cheminée de la galerie du château d’Asnières (2012, château des Ormes, Vienne)2
Bernard Poyet (1742-1824)
-Château des Ormes, corps central sous la direction de Charles De Wailly (2011)2
-Grande grange ou grange-écurie des Ormes sous la direction de Charles De Wailly (Vienne, 2011)2
Octave Raquin (1837-1897)
Extension de l’Hôtel du Palais à Biarritz. Le célèbre plan en E de l’établissement (2016)4
Jean-Baptiste Saint-Joir (1720-1775)
-Château et jardins de Villandry au XVIIIe siècle (2022)8
-Décoration rocaille de l'église Saint-Pierre de Ville-Issey (Meuse) pour Jean-Nicolas Jadot, architecte de François-Etienne de Habsbourg-Lorraine, empereur du Saint-Empire romain germanique10
Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879)
Elévation de la « grande tour » ou donjon de la résidence impériale d’Arteaga, exécutée par G-A. Ancelet (Espagne, 2023)9
Charles De Wailly (1730-1798)
-Salle à manger du château d’Asnières (2011)2-3
-Plan et élévation de la grande grange ou grange-écurie des Ormes (Vienne, 2011)2
Bibliographie (par ordre chronologique)
1.Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778), thèse d’histoire de l’art, Paris-I Panthéon-Sorbonne, juin 2004, Daniel Rabreau (dir.), 3 tomes.
2.Le château des Ormes, coll. "Itinéraires du Patrimoine", Service régional de l’Inventaire de Poitou-Charentes, Geste, Poitiers, 2013 (préface de Ségolène Royal, présidente de Région).
3."Le mécénat du marquis de Voyer au château et aux haras d'Asnières-sur-Seine : enjeux politiques et culturels (1750-1755)", Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, année 2013, 2017, p. 139-171.
4.Étude historique sur l’Hôtel du Palais à Biarritz, des origines à nos jours, Hôtel du Palais, Biarritz, mars 2017 (à paraître).
5.Recherche documentaire XVe - XXe siècles sur le château de Grillemont (Indre-et-Loire), 2018 - 2019.
6."Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne – Pierre Meusnier : la vraie histoire du Palais du Commerce de Tours, 1757-1759", Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LXVI, 2020 (2021), p.81-94.
7."Les architectes Gallois et Lafargue au château du Petit-Thouars : un bel exemple de néo-gothique tardif (1873-1901)", Bulletin de la Société d’Histoire de Chinon Vienne & Loire – Amis du Vieux Chinon, t. XII, n° 6, 2022, p. 903-920.
8."Métamorphose de Villandry au XVIIIe siècle : les superbes aménagements du comte Michel-Ange de Castellane (1756-1775)", Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LXVIII, 2022 (2023), p. 62-85.
9.Artega : le château en Espagne de l’impératrice Eugénie et de Napoléon III, 2023 (à paraître).
10.Identifié en mai 2023. Article à paraître.
Par
Philippe CACHAU
Le 27/05/2023
C’est un grand moment des arts décoratifs du XVIIIe siècle : les boiseries du Pavillon de Sylvie à Chantilly, réalisées en 1755-56, rendues par mes soins à l'architecte décorateur Jean Mansart de Jouy.
L’artiste était alors au comble de la renommée depuis que la façade de Saint-Eustache à Paris et sa grande place au-devant lui furent confiées en 1754.
Après l'identification des boiseries en 2021, découvrez dans mon article des Mémoires de la Société académique de l’Oise, t. XLV, 2022, « De Dreux à Chantilly : les boiseries du pavillon du Carré à la Maison de Sylvie" (p.146-167), les motifs qui y ont conduit.
Quand deux décors majeurs du XVIIIe siècle des derniers Mansart, les salons des châteaux d’Abondant (Louvre) et d’Asnières (Cliveden House, GB), identifiés comme tels par Bruno Pons en 1995 dans son fameux ouvrage Grands décors français, en donnent un troisième : les boiseries animalières du salon du pavillon de chasse du comte d’Eu, cousin germain de Louis XV, en forêt de Dreux.
Boiseries qui furent démontées en 1881 et installées en 1886 par le duc d’Aumale dans un salon spécialement conçu à cet effet par Honoré Daumet (1826-1911), architecte du duc à Chantilly et du Tout-Paris de la Belle Époque, ainsi que par le sculpteur ornemaniste Gustave Germain (1848-1909), lui aussi très en vue.
J’exprime toute ma gratitude aux personnes qui m’ont permis de réaliser cette belle étude et de publier cet article dans son intégralité. Elles se reconnaîtront.
Comme je le leur indiquais, cette recherche aurait été confiée à un autre chercheur que cette importante identification n’aurait pu avoir lieu. De la nécessité de confier les bonnes études aux bons historiens …
Pour obtenir la revue, contacter la Société académique de l’Oise : http://soc.acad.oise.free.fr
Prix du tome XLV, 2022, 288 pages, parution mai 2023 : 28 € + 10 € de port.
Villandry au XVIIIe siècle : le château du comte de Castellane révélé
Par
Philippe CACHAU
Le 27/04/2023
Découvrez dans le dernier numéro du Bulletin de la Société archéologique de Touraine, année 2022 (parution avril 2023), les plans inédits XVIIIe-XIXe du château, conservés aux Archives départementales et en mains privées, ainsi que de nouveaux éléments sur l’architecte du comte de Castellane, Jean-Baptiste Saint-Joire, dont j’ai révélé l’existence l’an dernier à l’occasion de ma conférence pour la SAT en janvier.
Cet article est aussi l’occasion de faire le point sur l’évolution du château (extérieurs et intérieurs) et de ses jardins au milieu du XVIIIe, ainsi que sur la chapelle découverte l’an dernier dans une partie du château demeurée en latence depuis le début du XXe siècle.
Bonne découverte !
Société Archéologique de Touraine
Villeneuve-l'Etang, le domaine impérial oublié de Napoléon III
Par
Philippe CACHAU
Le 10/04/2023
Première grande acquisition foncière en Ile-de-France de Napoléon III en 1852, le domaine de Villeneuve-l'Étang, partagé entre Marnes-la-Coquette et Garches, fut intégré au domaine de Saint-Cloud en 1853.
Il fut tour à tour la propriété du maréchal Soult, de la duchesse d'Angoulême et de la famille De Caze de La Bove au début du XIXe siècle.
Les vestiges de ce domaine, malmené par les aménagements et amputations des XIXe-XXe siècles, sont à découvrir dans l'Album Photos.
Un domaine paysager à l'anglaise qui devait influencer celui de Biarritz en 1854-1855 au même titre que le parc du Petit Trianon.
Un domaine à la jonction de mes travaux sur les Mansart et les résidences méconnues du Second Empire puisque c'est sur ce domaine que se trouvait le château de l'Étang, remanié à la fin du XVIIe siècle par Jules Hardouin-Mansart, disparu dès les années 1710 au profit d'autres constructions disposées près de l'étang et sa rivière aux XVIIIe et XIXe siècles.
Bonne promenade !
Un Mansart nommé Delisle à Versailles, Versailles +, avril 2023
Par
Philippe CACHAU
Le 01/04/2023
Un autre Mansart à Versailles est à découvrir dans le numéro d’avril de Versailles +, p. 28.
Un Mansart présent sur le chantier du domaine royal dès 1670, soit avant Hardouin-Mansart, et qui ouvrit probablement à celui-ci la voie de Mme de Montespan à Clagny avant d’être dépassé par son génie.
Un Mansart dont l’activité dans la cité royale n’est plus marquée aujourd'hui que par quelques maisons autour du marché Notre-Dame.
Article Delisle-Mansart à Versailles, Versailles +, avril 2023. p.28 pdf



















