Marc-René de Voyer d’Argenson, marquis de Voyer, fut un éminent acteur du cheval en France, d’abord en tant que directeur des haras du roi de 1752 à 1763 ‒ officieusement depuis 1749 sous la direction de son père, le comte d'Argenson, ministre de la Guerre ‒ à Asnières, puis à compter de 1764, à titre personnel, aux Ormes (Vienne), entre Touraine et Poitou, et à Sarralbe (Moselle) en Lorraine, puis dans le bourg voisin de Bouquenom (Sarre-Union, Bas-Rhin) à compter de 1767.
En décembre 1764, Voyer avait négocié avec Louis XV et son beau-père Stanislas, duc de Lorraine, la cession des haras de Sarralbe contre l’Entrepôt général des Haras du Roi à Asnières, réalisation majeure de Mansart de Sagonne, disparue au début du XIXe siècle.

L'action du marquis en matière équestre a été bien étudiée par feue Nicole de Blomac, quoiqu'essentiellement axée sur Les Ormes.
Une étude que j’eus l’occasion d'approfondir par le bâtiment asniérois (voir mon article dans la Revue des Amis du Cadre Noir de Saumur en 2016, p. 57-60).
L’action du marquis en Lorraine demeure à étudier. Je m’y pencherai prochainement.
Depuis l’inauguration des décors de l’Hôtel de Voyer aux Archives Nationales en octobre 2021, je me suis interrogé sur le devenir des haras de Sarralbe, bien évoqué par Katia Sclich sur son site consacré à la passionnante histoire de Sarralbe.
https://harasdesarralbe.home.blog/
Le "site historique du Haras de Sarralbe" en Lorraine est, nous rappelle-t-elle, un "monument emblématique du Pays d’Albe".
Intégré à un site industriel au XIXe siècle, les haras de Sarralbe sont la propriété d’"un des leaders mondiaux de l’étanchéité, de la couverture et de l’isolation des bâtiments".
Ce site est, paradoxalement, menacé par les fuites de la couverture qui sont en train de ravager les intérieurs parce que non bâchée. Une situation qui m’avait été signalée dès 2021. Elle ne s’est pas améliorée depuis du fait de la déshérence du site, la société ne souhaitant aucune visite.
En octobre 2021, j’avais contacté l’ABF et la DRAC, chacun m’indiquant qu’ils reviendraient vers moi. Je les ai relancés en 2022. En vain.
Comme je l’indiquais à l’adjoint en charge du patrimoine, ce site, valorisé, pourrait être un élément moteur du développement touristique de Sarralbe qui ne manque pas d’atouts.
J’invite donc les associations patrimoniales à se saisir de ce dossier afin, tout d’abord, de mettre les bâtiments hors d’eau, et d’engager avec moi un projet de valorisation porteur pour la commune.

Autres liens d’informations sur ce site patrimonial :
https://www.blelorraine.fr/2020/10/de-la-societe-industrielle-du-haras-de-sarralbe-a-nos-jours/
https://www.sarralbe.fr/le-haras