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Chantilly : les exceptionnelles boiseries du grand salon de la Maison de Sylvie, 1755-56
Par
Philippe CACHAU
Le 30/03/2026
Ces boiseries animalières du XVIIIe siècle sont sans aucun doute parmi les plus exceptionnelles encore subsistantes de nos jours, tant par leur originalité que leur qualité d’exécution, loin des éternelles boiseries à chicorées rocailles.
Elles auraient mérité de figurer dans l’ouvrage de Bruno Pons, Grands décors français 1650-1800 (Faton, 1999), entre celles du grand salon du château d’Asnières (1750-51, Cliveden House, Grande-Bretagne) et celles du salon du château d’Abondant (1748-50, Louvre).
Tenues loin des visiteurs de Chantilly, les boiseries du grand salon de la Maison de Sylvie, réalisées en 1755-56, n’apparaissent guère sur le net, jalousement conservées par la direction du domaine qui les réserve aux happy fews organisant là évènements et réunions.
C’est lors d’une étude sur le pavillon de chasse du comte d’Eu en forêt de Dreux que je fus conduit jusqu’à elles en 2021. Dès que je les vis, leur influence me sauta aux yeux : ces boiseries à trophées d’animaux ne pouvaient qu’avoir été influencées par celles du grand salon du château d’Asnières-sur-Seine, réalisation majeure de Nicolas Pineau, qui faisaient sensation depuis le début des années 1750. Je les rendis donc à Jean Mansart de Jouy sur la base des éléments ci-après :
-Commanditaire en 1755 du pavillon de chasse destiné à Louis XV, Louis-Charles de Bourbon, comte d'Eu (1701-75), était fils du duc et de la duchesse du Maine. Au décès de son aîné, le prince de Dombes (1700-55), il hérita du domaine de Sceaux qui voisinait au sud-est avec celui de Berny où résidait son cousin, Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont (1709-71) en tant qu’abbé commendataire de Saint-Germain-des-Prés. Réalisation fameuse de François Mansart, Berny fut restauré par Mansart de Sagonne de 1737 à 1740.
-Le pavillon de chasse de Dreux est voisin du château d’Abondant, propriété de la famille de Souches qui fit intervenir Jean Mansart de Jouy de 1747 à 1750.
-Le choix de ce Mansart par le comte d’Eu fut d’autant plus indiqué que l’architecte était particulièrement en vue des Bourbons par la réalisation du portail de l’église Saint-Eustache à Paris dont la première pierre fut posée par Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres, en 1754.
-Précepteur de Chartres, le marquis de Voyer, commanditaire des boiseries animalières d’Asnières, se trouvait être aussi allié à la famille Sourches par leur parent commun, le comte de Maillebois dont le marquisat, sis sur la paroisse de Châteauneuf-en-Thymerais, était voisin de celui d'Abondant.
-Enfin, autre élément essentiel et tangible dans le lien entre les derniers Mansart et le comte d'Eu : le service du maître peintre Joseph Labbé, "peintre ordinaire de S.A.S. Louis-Charles de Bourbon, comte d'Eu", qui fut aussi au service de Mansart de Sagonne, apparaissant dans plusieurs de ses réalisations.
Labbé se disait aussi "conseiller de l'Académie de Saint-Luc", ancienne maîtrise des peintres et sculpteurs de la capitale, protégée par le marquis de Voyer au milieu du XVIIIe siècle. Il peignit sans doute lesdites boiseries dans les tonalités que l'on voit aujourd'hui. Tout se tient donc.
Dans mon article paru en 2023 dans les Mémoires de la Société historique de l'Oise (t. XLV, p.146-167), on consultera les autres éléments confortant mon authentification.
Héritier du pavillon de chasse de la forêt de Dreux, le duc d'Aumale fit installer, en 1886, les boiseries du salon central dans le grand salon de la Maison de Sylvie par son architecte Honoré Daumet (1826-1911).
Il s’agit là assurément d’une de mes plus heureuses authentifications.
On consultera dans l’album photos le détail de ces superbes boiseries ainsi que leurs parties cintrées (portes et croisées).
Par
Philippe CACHAU
Le 03/12/2025
Vous aimez le XVIIIe siècle, l’Angleterre de Barry Lindon, le comte d’Artois et son entourage (Radix de Sainte-Foy, Polignac, Pérusse des Cars), le marquis de Voyer, le cheval, l’architecture de François-Joseph Bélanger (1744-1818) ?
Parution, ce début de mois, dans le "Bulletin des Amis du château de Maisons", n° 18, de mon article sur la relation méconnue de Charles-Philippe de France, comte d’Artois (1757-1836), futur Charles X, avec Marc-René de Voyer d’Argenson (1722-1782), dans le cadre de l’exposition "Le comte d’Artois, prince et mécène" (14/11/2025 – 02/03/2026).
Un article dense et complexe que j’ai pris grand plaisir à écrire, sans doute l’un de mes plus "stupéfiants". On découvrira en effet les liens étroits du marquis de Voyer avec : Bélanger depuis ses débuts comme élève de Julien-David Le Roy ; le duc de Lauraguais, pionnier du pur-sang anglais en France, protecteur de l’architecte ; la cantatrice Sophie Arnould, maîtresse de Lauraguais, puis de Bélanger ; et, surtout, avec l’élite anglaise du temps dont les lords Shelburne, Clermont, Rockingham, premier ministre de S.M. ; et bien d’autres personnalités. Liens qui retinrent l’attention d’Artois dans ses projets d’écuries et de haras à Maisons, Paris, Fontainebleau (...).
Cet article remet en perspective les travaux de Nicole de Blomac sur l’activité fondamentale du marquis de Voyer en matière de cheval en France au XVIIIe, d’abord principal conseiller du duc de Chartres, futur Philippe-Égalité, puis celui de son cousin Artois, en matière d’achat et de production de pur-sang pour leurs écuries respectives.
L’activité anglaise de Bélanger a été réexaminée à la lumière des correspondances de Voyer avec ses amis Chambers, Le Roy et Shelburne, conservées dans le fonds d’Argenson de Poitiers. La date de 1765 comme premier séjour de l’architecte en Angleterre, telle qu’avancée par Jean Stern en 1930, mais contestée par Janine Barrier en 1990, se voit ainsi confortée.
Découvrez aussi les liens privilégiés du marquis avec l’entourage du comte d’Artois, dont et surtout Jean-François de Pérusse, duc des Cars (1747-1822), qui fit, dans ses mémoires, une passionnante relation de l’accueil réservé par Voyer à Artois au château des Ormes en 1777. L’acquisition conjointe du duché de Châtellerault avec Pérusse des Cars en 1770 est aussi une révélation.
Cet article, c’est enfin l’évocation du rôle de Voyer dans l’éducation du duc de Chartres, la renaissance des courses en France sous Louis XVI et la naissance du Prix du Roi à Vincennes en 1781 ; des échanges entre Voyer et Polignac, 1er écuyer d’Artois, directeur des haras du roi, en matière d’acquisition et d’envois de chevaux aux Ormes depuis l’entrepôt général des haras d’Asnières, créé par le marquis en 1752-55.
Cerise sur le gâteau : un portrait inédit de celui-ci en ouverture de propos.
Enjoy !
article Artois - Voyer, Bulletin-Amis-Château-de-Maisons, n°18, 2025, pdf
Plaidoyer pour le château de Maisons. Lettre ouverte à Marie Lavandier
Par
Philippe CACHAU
Le 30/11/2025
Lettre ouverte à Marie Lavandier, présidente du Centre des Monuments Nationaux (CMN).
Le 30/11/2025
Madame la Présidente,
Le château de Maisons-Laffitte est le fleuron de l’architecture classique française comme rappelé justement dans la belle exposition sur le comte d’Artois, actuellement en cours.
Jacques-François Blondel y conduisit régulièrement ses élèves et des générations d’architectes se sont formés après lui à l’examen scrupuleux de ce chef-d’œuvre du Grand Mansart. François Mansart y exprima en effet sa vision la plus parfaite de l’architecture, n’hésitant pas à démolir les parties qui ne lui convenaient pas, au grand dam de son client, René de Longueil. Mansart est un architecte qui se mérite et ce château ne fut pas peu dans la réputation du nom.
On pensait qu’avec l’exposition, dont les moyens sont perceptibles, le CMN aurait procédé à l’achèvement de la restauration de la façade sur jardin - celle sur cour a été effectuée en 2016, soit 10 ans déjà ! - et que celle de la salle à manger du comte d’Artois, production fameuse de Bélanger, aurait été réalisée. Il n’en est rien. C’est toujours le même état gris, loin du faste cher à Artois.
En poursuivant la visite, on s’aperçoit que la superbe salle de bal et l'antichambre du roi ensuite, la chambre du maréchal de Lannes et d’autres pièces affectent le même état gris indigne d’une demeure de tant de personnalités. La chambre du maréchal Lannes pourrait être aisément rétablie avec le soutien de la Fondation Napoléon ou d’autres institutions napoléoniennes.
Depuis ma première visite dans les années 1980, j’ai toujours eu le même sentiment et d’autres avec moi : le CMN ne prend pas suffisamment la mesure de l’importance historique et patrimoniale de Maisons.
Le jardin est dans un état déplorable malgré le projet de restauration envisagé en 2016 : on attend, en réalité, une restitution dans son état XIXe, celui de Jacques Laffitte, auteur du lotissement du domaine, le seul état qui convienne à ce château en l’état actuel.
Des restaurations ont, certes, été effectuées mais elles ne sont pas judicieuses : couvrir la superbe stéréotomie de François Mansart de chaux blanche, comme elle se pratiquait parfois au XVIIe siècle, n’a pas de sens pour les périodes suivantes (XVIIIe-XIXe siècles). Laissons aux visiteurs la vue du savant assemblage et de la belle blondeur de la pierre. Une chaux rapidement salissante de surcroit, qui contribue au sentiment de négligence évoqué.
S’agissant de l’accueil du public, ne peut-on transférer la boutique dans l’espace symétrique, permettant aux visiteurs de disposer de la place suffisante pour circuler, surtout les groupes, plutôt qu’au sein des tables et présentoirs ? Ne peut-on donner aux personnels d’accueil des installations fonctionnelles, agréables et esthétiques pour les caisses et la consigne ?
De toute évidence, les belles intentions affichées en 2016 sont restées lettre morte (en partie). Il convient d’adopter un programme ambitieux de restaurations et d’aménagement intérieur pluriannuels afin que l’on ait le sentiment de visiter la demeure d’un grand banquier du XIXe siècle plutôt que celle en déshérence de celui-ci.
Meublons, décorons, fleurissons comme le ferait Laffitte !
En vous remerciant de votre intérêt pour ce propos, veuillez recevoir, Madame la Présidente, l’assurance de ma considération distinguée.
Philippe Cachau
Chercheur associé
Historien de l’Art et du Patrimoine
Cliquer sur les images pour les agrandir et les faire défiler.
Galerie des Glaces 2025 : examen critique et historique du nouvel état
Par
Philippe CACHAU
Le 22/10/2025
C’est un aménagement assez symptomatique de la France Macron, celle du "en même temps", de l’entre-deux, du milieu, avec et sans lustres, et de la façon dont on peut vendre un pseudo-état au public et aux médias. Le parti actuel est d'autant plus hybride qu'on y mêle des éléments XVIIIe (mobilier, torchères) avec des vasques à orangers devant les fenêtres comme au temps du mobilier d'argent de Louis XIV ?!
Quand on est conservateur du château de Versailles, on ne peut être banal et réduire la galerie des Glaces à n’importe quelle galerie !
Versailles n’est pas un monument quelconque. C’est le lieu de l’excellence française dans tous les domaines : architecture, peinture, sculpture, arts décoratifs, jardins, urbanisme, musique, théâtre, littérature, horticulture, sciences, art équestre, bref la plus sublime expression des deux périodes les plus glorieuses de notre Histoire : le Grand Siècle et le Siècle des Lumières.
L’aménagement de la galerie des Glaces opéré à la fin des années 1970, inauguré en 1980 en même temps que la chambre du roi, entendait redonner au château de Versailles, démeublé par la Ière République en 1793-17941, toute sa magnificence d’Ancien Régime, à savoir celle d’octobre 1789, départ de la cour, dernier état historique attesté.
Une date qui fut arrêtée par Pierre de Nolhac (1859-1936) à la fin du XIXe siècle en vue de la restitution des appartements royaux du corps central2 tandis que l’on conservait le musée historique de Louis-Philippe dans les ailes nord et sud. Les aménagements susdits faisaient suite, rappelons-le, à celui de la chambre de la reine, inauguré en 1976. Un évènement qui fait toujours sensation !
Pour parvenir à ses fins, Gérald Van Der Kemp (1912-2001), éminent conservateur en chef de Versailles de l'après-guerre (1953-1980), s’assura le concours de grands mécènes internationaux, à commencer par celui des Américains3.
Renseignements pris auprès d’une pointure de la conservation de cette époque, il apparait que les lustres de la galerie des Glaces étaient toujours disposés sur trois rangs et pas seulement lors des fêtes, comme en témoignent la vue de Sébastien Leclerc, datée des années 1680, au temps du mobilier d’argent, ainsi que toutes celles montrant la galerie au XVIIIe siècle, notamment durant les soirées de jeux. Un usage qui fut perpétué au XIXe (réceptions de la reine Victoria en 1855 et des souverains européens, de 1856 à 18674).
Si effectivement les lustres étaient montés et démontés après emploi dans les résidences royales par le service des Menus-Plaisirs, il apparaît qu’à la fin du XVIIIe, cet usage s’était perdu et que les lustres demeurèrent en place afin d’éviter les manipulations continuelles, périlleuses et coûteuses.
J’eus l’occasion d’étudier le sujet à propos des lustres de l’église royale Saint-Louis de Versailles, actuelle cathédrale. Montés et démontés après les cérémonies, de 1774 à 1785, ces lustres demeurèrent en place à compter de cette date. Ils participaient du goût du luxe du moment aux côtés des candélabres, tapis et étoffes précieuses5.
Tour à tour lieu de fêtes et de cérémonies, salle des pas perdus et passage obligé des souverains à la chapelle royale lors des messes quotidiennes, la galerie des Glaces était un lieu de représentation autant que de pouvoir, où la cour se pressait pour admirer les cortèges royaux et princiers ou celui des ambassades étrangères.
Le parti d’une seule rangée de lustres dans la galerie, adopté durant l’été 2025, est, par conséquent, parfaitement inadapté et d’autant plus singulier qu’on le justifie, dit-on, pour mieux apprécier le décor de Charles Le Brun, qualifié de "véritable sixtine de l’art français".
Il apparait, en vérité, comme un souhait de renouer avec un état républicain, celui de la IIIe, dont on célèbre cette année les 150 ans avec la réouverture de la salle du Congrès et le réaménagement des espaces périphériques de l'aile sud6.
On rappelera aux tenants de ce parti que la galerie des Glaces n’est pas qu’un plafond mais aussi une architecture, celle de Jules Hardouin-Mansart ; des glaces, bien sûr, produites par la manufacture royale de Saint-Gobain, créée en 1665 afin de concurrencer les productions vénitiennes ; de superbes ornements de bronze et de stucs dorés par les meilleurs sculpteurs et orfèvres du temps (Jacques Buirette, François Lespingola, Pierre Ladoyreau7) ; un mobilier, dont les fameuses torchères de Jacques Gondouin (1737-1818), 24 au total, commandées en 1769 en vue du mariage du Dauphin, futur Louis XVI, avec la Dauphine Marie-Antoinette d'Autriche, l’année suivante. Torchères qui furent reproduites par Gérald Van Der Kemp et Pierre Lemoine d’après les modèles originaux, présentés dans la Grand Appartement du Roi (salon d’Apollon)8.
En supprimant les deux rangées latérales de lustres présentes depuis 45 ans, les tenants de ce parti se trompent à d’autres égards :
-sur un plan pratique, ils assombrissent la galerie durant les périodes automnale et hivernale, lors des réceptions officielles et autres évènements dans la galerie9.
-les effets de faste et de prestige, qui sont l’expression et l’image de Versailles, se trouvent nettement amoindris.
-le respect dû aux grands mécènes qui contribuèrent à l’ambitieuse restitution de 1980, ainsi qu’à la mémoire de ceux disparus, le nom de tous figurant sur les lustres, qu'ils soient retirés ou encore en place. Une injustice donc pour beaucoup.
Soulignons enfin la faiblesse scientifique de la page internet10 et du communiqué de presse du nouvel état, nullement justifié par une vue d'Ancien Régime attestant le bienfondé du parti adopté, preuve de la fantaisie de certains conservateurs de nos jours. Une fantaisie qu’il est aussi loisible d’apprécier dans la transformation continuelle, et pas toujours à propos, d’autres espaces du château11.
On espère que l’on se rendra vite compte de l'erreur commise et que le parti des brillants Van Der Kemp, Lemoine et autres, était finalement le bon.
On ne peut réduire, en effet, la galerie des Glaces au seul plaisir de la vue d’un plafond !
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1.La Ière République s'étend de 1792 à 1804 et comprend la Convention nationale (1792-1795) avec sa phase de Terreur (1792-1794), le Directoire (1795-1799) et le Consulat (1799-1804). Une période pas particulièrement tendre avec Versailles : après les pillages et le départ de la cour en octobre 1789, le massacre du carrefour Orangerie-Satory en septembre 1792, le projet de démolition du château par le ministre de l'Intérieur, Jean-Marie Roland (de La Plâtière) en novembre, le démeublement organisé en 1793 et la vente du mobilier du 25 août 1793 au 11 août 1794, la fermeture des églises Notre-Dame et Saint-Louis, transformées en "Temple de la Raison" ou "de l'Abondance" (dépôt à grains). La fin des pillages étant décrétée en mai 1794, on revînt à de meilleurs sentiments avec les éphémères Musée central des Arts en 1796 et Musée spécial de l'École française de 1797 à 1810, pendant du Louvre destiné aux écoles étrangères.
2.Un état qui répondait parfaitement à celui extérieur des jardins, restés dans leur état Louis XVI (1774-1776), démantelé dans les années 1990 pour un pseudo-état Le Nostre.
3.Sa seconde épouse, rencontrée en 1958, était américaine. Un rapprochement américain pas toujours bien vu du sérail français d’alors.
4.https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_visites_officielles_au_ch%C3%A2teau_de_Versailles
5.Voir mon ouvrage sur la cathédrale Saint-Louis, Somogy, 2009, p. 56.
6.Ouverture exceptionnelle de la Salle du Congrès. La gare de Versailles-Chantiers porte fièrement l'inscription : "Le Château de Versailles au coeur de la République". La IIIe en l'occurence.
7.On doit à cet orfèvre les superbes trophées suspendus en bronze doré des trumeaux.
8.Il n’est fait aucune allusion à cet artiste réputé à l’évocation de ces torchères dans les interviews.
9.L'intensité des lustres est réglée sur celle de l'éclat d'une bougie.
10.https://www.chateauversailles.fr/presse/restaurations/galerie-glaces-revelee#redecouvrir-lepopee-de-louis-xiv-peinte-par-charles-le-brun
11.On pense notamment à ceux des appartements Dauphin-Dauphine et de Mesdames au rez-de-chaussée du château par le décorateur Jacques Garcia dans les années 2010, revus depuis.
L'incroyable histoire du canal de l'Essonne (1490-1634-1831)
Par
Philippe CACHAU
Le 29/08/2025
Découvrez l'incroyable histoire du canal de l'Essonne qui, du XVe au XIXe siècle, visa, à la suite du canal de Briare (1605-1642), cher à Henri IV et à Sully, à lier la Loire à la Seine et à favoriser le commerce des régions limitrophes (Gâtinais, Hurepoix, Beauce, Orléanais).
L’association Mémoire et Patrimoine Vivant de Corbeil-Essonnes s’est livrée en 2023, en la personne d’Yves Morelle, à la réalisation d’un beau documentaire intitulé : "Un canal s’est perdu. L’impossible histoire du canal de l’Essonne (1634-1831)".
En vous positionnant sur 27’47’’, vous trouverez mon intervention sur le projet de Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne en 1759-67. Projet que j’eus l’occasion d’étudier à la fin des années 1990 dans le cadre de ma thèse sur l’architecte-ingénieur du roi, soutenue en 2004.
Ce canal fit l’objet d’une ample publication circonstanciée en 2018 sous le titre : "Les canaux de la Juine, de l’Essonne et de la Rimarde au XVIIIe siècle. Projets de Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne et consorts (1759-1767)", Essonne et Hurepoix, Bulletin de la société historique et archéologique de l’Essonne et du Hurepoix, n° 87, année 2017, 2018, p. 7-70.
Vous trouverez aussi dans ce documentaire l’évocation du château de Montauger, propriété du Département de l’Essonne et, au XVIIIe siècle, de Gilbert-Jérôme Clautrier, 1er commis du Contrôle général des Finances, intime de Mansart de Sagonne. Clautrier soutint financièrement ce projet de canal alors que l'architecte réalisait pour lui la reconstruction et l'augmentation du château (1759-1762).
Un aspect méconnu de l’histoire de l’Essonne. Histoire à laquelle j’ai passablement contribué ces vingt dernières années par diverses recherches que vous retrouverez aux Archives départementales de Chamarande.
La vraie histoire des Pineau et de Mansart de Sagonne
Par
Philippe CACHAU
Le 18/06/2025
Soucieux de permettre à tous ceux qui souhaitent s’informer valablement sur le grand ornemaniste rocaille Nicolas Pineau (1684-1754), il m’a semblé judicieux, en ce 18 juin, de mettre en ligne la partie de ma thèse* relative au sujet.
Les amateurs du style rocaille et des Pineau y trouveront les éléments établis et identifiés par mes soins, il y a bientôt 30 ans, ainsi que ceux portés dans les notes de bas de page de l’examen critique de l’ouvrage peu scientifique et plutôt fantaisiste Nicolas Pineau 1684-1754. Un sculpteur rocaille entre Paris et Saint-Pétersbourg, paru en mars dernier. Examen mis en ligne le mois dernier sur ce site.
Un accès direct à l’information sur Nicolas et Dominique Pineau et leurs liens véritables avec l’architecte Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne plus que nécessaire pour mieux appréhender la gravité de ce qui est porté dans cet ouvrage.
Des éléments de réflexion et de méditation pour distinguer en effet ce qu’est une vraie démarche scientifique de ce qui ne l’est pas.
Les amateurs trouveront également le début de mon étude sur un autre ornemaniste rocaille important du milieu XVIIIe : Jules-Antoine Rousseau. Une invitation supplémentaire à consulter ma thèse et à mesurer l'ampleur de la tâche accomplie.
Les fichiers texte et notes sont établis séparément afin de permettre une lecture croisée.
Bonne lecture !
Etude Pineau, thèse, 2004, t.I, pdf
Etude Pineau, thèse, 2004, notes
*Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778), thèse, 3 tomes, 2004.
Consultable à : -Paris, INHA ;
-Versailles, Bibliothèque municipale (version intégrale) et Archives communales (version texte seulement).

Nicolas Pineau (1684-1754) : retour sur l'exposition et l'ouvrage des Arts Décoratifs 2025
Par
Philippe CACHAU
Le 27/05/2025
On devrait toujours faire des expositions et des ouvrages avec les spécialistes du sujet. Cela éviterait les erreurs d’appréciation et d’induire en erreur le public et le lecteur.
Retour sur l’exposition Rococo & Co. De Nicolas Pineau à Cindy Sherman qui vient de s’achever et l’ouvrage Nicolas Pineau (1684-1754). Un sculpteur rocaille entre Paris et Saint-Pétersbourg, paru en mars dernier, du Musée des Arts Décoratifs.
Pauvres Pineau !
Analyse circonstanciée ici :
pdf
La Live de Jully - Voyer d'Argenson : la relation négligée
Par
Philippe CACHAU
Le 02/04/2025
Le fonds D’Argenson de Poitiers ne devrait jamais être négligé.
Découvrez mon propos d'avril et l'addendum de mai sur l’ouvrage Ange-Laurent La Live de Jully. Un grand amateur à l’époque des Lumières, Paris, novembre 2024.
Bonne lecture !
analyse, avril 2025
addendum révisé, mai 2025
































































